Le Canada se souvient des horreurs infligées aux peuples autochtones

Le Canada se souvient des horreurs infligées aux peuples autochtones
Le Canada se souvient des horreurs infligées aux peuples autochtones

Un chef autochtone vêtu d’une coiffe traditionnelle s’adresse à une foule devant un mur de messages affichés et de dessins d’enfants à l’extérieur du Parlement canadien lors de la première Journée nationale pour la vérité et la réconciliation

Le Canada a commémoré jeudi un siècle d’injustices contre ses populations autochtones lors de la toute première Journée nationale de vérité et réconciliation, à la suite de la découverte choquante de centaines de tombes anonymes dans d’anciens pensionnats autochtones.

“C’est un jour pour réfléchir. C’est un jour pour honorer. C’est un jour pour pleurer. C’est un jour pour pleurer. C’est un jour pour verser des larmes”, a déclaré l’aînée algonquine Claudette Commanda lors d’une cérémonie devant le Parlement à laquelle il a assisté. par des milliers.

L’occasion avait été célébrée officieusement sous le nom de Journée de la chemise orange depuis 2013 pour promouvoir la sensibilisation à ce qu’une commission vérité et réconciliation a qualifié de « génocide culturel » des peuples autochtones du Canada.

Le gouvernement a élevé cette journée à un jour férié cette année après l’annonce de la découverte de plus de 1 200 tombes anonymes dans plusieurs anciens pensionnats autochtones depuis mai.

À la veille de cette journée, il a déclaré que les Canadiens doivent reconnaître les « terribles injustices » commises contre les peuples autochtones du pays.

Jeudi, des messages de soutien ont afflué, notamment de la part de la reine Elizabeth II qui a déclaré qu’elle se joignait aux Canadiens pour réfléchir « sur l’histoire douloureuse que les peuples autochtones ont endurée dans les pensionnats au Canada, et sur le travail qui reste à faire pour guérir et continuer à bâtir un société inclusive. »

De la fin du XIXe siècle aux années 1990, quelque 150 000 enfants des Premières Nations, métis et inuits ont été inscrits de force dans les écoles du Canada.

On pense que des milliers de personnes sont mortes de maladie, de malnutrition ou de négligence. Beaucoup d’autres se sont détachés ou aliénés.

“Nous pouvons tous comprendre ce que cela peut être de perdre un enfant. Nous pouvons tous comprendre ce que cela peut être de perdre nos parents, nos familles (et) nos communautés”, a déclaré Jenny Sutherland, dont la grand-mère a fréquenté un pensionnat.

Les pensionnats établis par Ottawa et gérés par l’Église catholique étaient « plus qu’une tactique d’assimilation agressive de notre gouvernement, mais un acte de guerre », a-t-elle commenté.

À Montréal, Michelle Martel a déclaré s’être jointe à une marche pour commémorer ses grands-parents et autres proches qui ont fréquenté les pensionnats, mais aussi « pour mes enfants et mes petits-enfants pour la réconciliation, afin que nous puissions vivre ensemble en paix un jour ».

La semaine dernière, l’Église catholique s’est excusée “sans équivoque” pour les abus dans les écoles et a reconnu “le traumatisme historique et continu” infligé aux peuples autochtones.

Marie-Pierre Bousquet, professeure d’études autochtones à l’Université de Montréal, a déclaré à l’AFP: “Il est important que cette histoire ne soit pas seulement une histoire autochtone, mais qu’elle soit partagée par tous.”

bur-amc / bfm

 
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