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L’ADN d’un ex-policier met fin à 35 ans de recherche d’un tueur en série notoire en France

L’ADN d’un ex-policier met fin à 35 ans de recherche d’un tueur en série notoire en France
L’ADN d’un ex-policier met fin à 35 ans de recherche d’un tueur en série notoire en France

PARIS – L’une des plus grandes affaires pénales non résolues de France semble avoir été résolue et la traque de plusieurs décennies d’un suspect dans au moins six viols et quatre meurtres au cours des années 1980 et 1990 a conduit à un ancien officier de police.

Les procureurs ont annoncé jeudi soir que l’ADN d’un officier à la retraite de 59 ans correspondait à des traces génétiques trouvées sur les lieux de multiples crimes dans les années 1980 et 1990.

Les horreurs ont commencé avec le viol d’une fillette de 8 ans en 1986 et se sont poursuivies avec d’autres viols, un enlèvement et des meurtres, principalement de filles mineures.

Après 35 ans de fouilles, les enquêteurs ont déterminé que le suspect avait travaillé comme gendarme en région parisienne entre 1986 et 1994, et ont convoqué 750 officiers actuels ou anciens pour un interrogatoire cette semaine.

L’un d’eux, identifié dans les médias français comme François V., ne s’est pas présenté, et a été porté disparu par son épouse, selon un communiqué du parquet de Paris. Il a été retrouvé mort dans un appartement de la station balnéaire méditerranéenne du Grau-du Roi des suites d’une apparente overdose médicamenteuse.

Après des tests ADN, le parquet a confirmé que son profil génétique correspondait à celui retrouvé sur plusieurs scènes de crime.

La fillette de 8 ans qui est la première victime connue a été approchée dans l’ascenseur de son immeuble le 8 avril 1986, par un homme qui s’est présenté comme un policier, puis l’a emmenée au sous-sol et l’a violée et étranglée. La fille, Sarah, a perdu connaissance, mais n’est pas morte.

Un mois plus tard, une fille de 11 ans nommée Cécile a été violée et tuée dans le sous-sol de son immeuble parisien. Son demi-frère a croisé le suspect et l’a décrit aux enquêteurs, permettant la production d’un croquis de police qui a ensuite été accroché dans de nombreux commissariats de France.

Mais la police n’ayant aucune piste, l’enquête a été close en 1992. En 1996, un nouveau juge a rouvert l’affaire et a ordonné une analyse génétique des preuves, ce qui a permis d’obtenir l’ADN du suspect.

Le même profil génétique a été retrouvé dans plusieurs autres cas : le meurtre d’une jeune fille au pair allemande de 21 ans en 1987, et de son employeur. Le viol d’une jeune fille de 14 ans en 1987 à Paris. L’enlèvement et le viol d’une fillette de 11 ans dans une forêt à Mitry, dans la banlieue est de Paris, en 1994. Et le meurtre d’une femme de 19 ans en 1994 dans une autre forêt.

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Les enquêteurs ont regardé dans toutes les directions au fil des ans, mais n’ont pas pu trouver l’agresseur. Les magistrats sont passés à autre chose et d’autres ont repris l’affaire.

François V avait en effet travaillé comme gendarme et policier, et comme conseiller municipal dans la ville de Prades-le-Lez dans le sud de la France.

Le parquet a salué “le courage et la détermination” de l’enquêteur Nathalie Turquey, dont les efforts pour maintenir l’affaire en vie ont permis d’apporter enfin des réponses aux proches des victimes.

Le réseau de la police française a lancé l’année dernière une unité “affaires froides” et un effort similaire est en cours dans le système judiciaire pour favoriser la coopération entre les régions et les juridictions.

 
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