Le Libéria organise un atelier de formation sur l’article 6 de l’Accord de Paris pour les délégués africains à Glasgow

Glasgow — La délégation libérienne à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP26) qui se tient à Glasgow a organisé un atelier d’une journée pour les pays africains participant à la Conférence sur l’article 6 de l’Accord de Paris.

L’atelier qui s’est tenu à l’hôtel Marriott de Glasgow avec le soutien de Conservation International (CI) visait à discuter du statut de l’article 6 de l’Accord de Paris et des positions du Groupe africain des négociateurs. Il a réuni 31 délégués de pays africains participant à la COP 26, représentant le Libéria, le Sénégal, le Nigéria, le Gabon, l’Afrique du Sud, le Botswana, Eswatini, la Zambie, la Tanzanie, le Kenya, le Soudan, l’Ouganda et le Rwanda.

Dans ses remarques liminaires, le directeur exécutif de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) du Libéria, le professeur Wilson K. Tarpeh, a souhaité la bienvenue aux participants et a souligné l’importance de l’article 6 de l’Accord de Paris.

Il a noté que l’Afrique possède deux écosystèmes majeurs, dont l’un est très vital pour la rétention mondiale des hydrocarbures et la réduction des émissions de gaz à effet de serre – la forêt de Haute Guinée. D’où la nécessité de garder à l’esprit la manière dont les marchés du carbone sont opérationnalisés dans le cadre de l’Accord de Paris à travers l’article 6.

Il a exhorté les participants à l’atelier à s’assurer que les décisions politiques sont prises à la COP 26 pour assurer le succès des pays africains.

L’article 6 offre un moyen d’augmenter considérablement l’ambition climatique ou de réduire les coûts, tout en engageant le secteur privé et en diffusant la finance, la technologie et l’expertise dans de nouveaux domaines. Il propose trois mécanismes distincts de coopération volontaire pour atteindre les objectifs climatiques. Deux d’entre eux sont fondés sur des approches marchandes et un troisième sur des approches non marchandes.

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L’atelier a été animé par le Coordonnateur principal du Groupe des négociateurs africains sur le marché, M. Mbaye Diagne, qui a donné un aperçu de l’état de l’article 6 et des perspectives de la COP 26.

Selon lui, les Parties membres travaillent depuis Marrakech en 2016 pour préparer les orientations sur l’article 6. Toutes les autres orientations pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris ont été convenues à Katowice en 2018, à l’exception des orientations de l’article 6. Les directives de l’article 6 sont le seul élément manquant du « Règlement de Paris ».

En 2019 à Madrid, les Parties étaient sur le point de parvenir à un accord et d’adopter les orientations de l’article 6, mais ont échoué dans les dernières heures en raison d’un désaccord irréconciliable sur trois questions « cruciales » en suspens concernant l’article 6 :

Transition des unités pré-2020 dans le cadre du Protocole de Kyoto (c.-à-d. Mécanisme de développement propre (MDP);

Si et comment rendre compte des résultats d’atténuation générés au titre du « Mécanisme de l’article 6.4 » ; ; et

Application d’une “part du produit” pour tous les transferts dont les revenus vont au Fonds d’adaptation.

Les parties à l’atelier ont ajouté qu’à ce stade des négociations, il est clair qu’un « accord » politique est nécessaire. Les parties doivent penser de manière créative aux accords diplomatiques qui peuvent être conclus en dehors des négociations sur le climat.

 
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