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Chronologie : événements clés d’une année de guerre dans le nord de l’Éthiopie

Chronologie : événements clés d’une année de guerre dans le nord de l’Éthiopie
Chronologie : événements clés d’une année de guerre dans le nord de l’Éthiopie

NAIROBI (Reuters) – Une année de guerre dans le nord de l’Éthiopie a tué des milliers de civils, plongé environ 400 000 dans la famine et contraint plus de 2,5 millions de personnes à fuir leur foyer. Voici quelques-uns des principaux événements du conflit.

PHOTO DE DOSSIER: Des Éthiopiens qui ont fui les combats en cours dans la région du Tigré sont vus sur la rivière Setit, à la frontière soudano-éthiopienne, dans le village de Hamdait, dans l’est de l’État de Kassala, au Soudan, le 14 novembre 2020. REUTERS/El Tayeb Siddig/File Photo

4 novembre 2020 – Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed envoie des troupes dans la région nord du Tigré, accusant son parti au pouvoir, le Front populaire de libération du Tigré (TPLF), d’organiser des attaques surprises contre des bases militaires dans la région.

Le TPLF, qui a dominé la politique nationale jusqu’à l’entrée en fonction d’Abiy en 2018, affirme avoir saisi du matériel militaire et fait des milliers de prisonniers parce qu’Abiy se préparait à envoyer des troupes dans la région après avoir tenu un vote en septembre au mépris des ordres du gouvernement fédéral.

Les jours suivants, des soldats érythréens et des forces de la région voisine d’Amhara se mobilisent pour renforcer les troupes éthiopiennes.

9 novembre 2020 – La première des deux séries de meurtres ethniques commence dans la ville de Mai Kadra, faisant des centaines de morts. D’abord, des civils amhara disent avoir été attaqués par des miliciens tigréens. Ensuite, des civils tigréens disent avoir été attaqués par des miliciens amhara. Des dizaines de milliers de Tigréens commencent à fuir le Tigré occidental vers le Soudan.

14 novembre 2020 – Le TPLF tire des roquettes sur deux aéroports d’Amhara et sur la capitale érythréenne Asmara, accusant l’Érythrée d’envoyer des soldats au Tigré.

28 novembre 2020 – Abiy dit au parlement que les opérations au Tigré sont terminées et que les soldats contrôlent la capitale tigréenne Mekelle.

28-29 novembre – Les troupes érythréennes tuent des centaines de personnes dans la ville d’Axoum, selon Amnesty International, la décrivant comme un crime potentiel contre l’humanité.

Février-mars 2021 – Des dizaines de milliers de civils se déplacent vers l’est, plus profondément dans le Tigré, alors qu’ils fuient le Tigré occidental, dont les champs fertiles sont également revendiqués par Amhara. Certains Tigréens en fuite accusent les forces Amhara qui contrôlent désormais les viols, les meurtres et les pillages – des accusations qu’Amhara nie. En mars, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a déclaré que des « actes de nettoyage ethnique » étaient en train d’être commis.

23 mars – Le Premier ministre Abiy confirme pour la première fois que les troupes érythréennes sont entrées dans le Tigré, après des mois de démentis de la part des deux nations.

4 avril – L’Éthiopie dit que les forces érythréennes commencent à se retirer. Les habitants ont déclaré plus tard qu’ils ne se sont pas retirés et ont signalé que les troupes érythréennes continuaient de tuer des civils. L’Érythrée nie avoir été impliquée dans des abus.

Avril – Un responsable régional affirme que des soldats érythréens détiennent des femmes tigréennes comme esclaves sexuelles au milieu d’une vague de viols collectifs signalés. L’Érythrée nie l’accusation.

11 juin – Les Nations Unies affirment que 350 000 Tigréens connaissent la famine et que des millions d’autres sont en danger ; le chef de l’aide de l’ONU accuse l’Éthiopie d’utiliser la nourriture comme arme de guerre. L’Éthiopie nie le blocage de l’aide.

23-24 juin – Une frappe aérienne dans la ville de Togoga, dans le Tigré, fait au moins 51 morts. Selon un responsable de la santé, les victimes sont des civils et montrent des photos d’enfants blessés. L’armée dit qu’elle a frappé des combattants.

29 juin – Les forces tigréennes prennent le contrôle de Mekelle, après des mois de batailles dans la campagne environnante. Les troupes éthiopiennes et érythréennes se retirent de la majeure partie du Tigré, à l’exception du Tigré occidental.

13 juillet – Les forces tigréennes poussent vers le sud et l’ouest dans les terres revendiquées par la région voisine d’Amhara.

19 juillet – Les forces tigréennes poussent vers l’est pour attaquer la région voisine d’Afar, vers une route et une voie ferrée reliant la capitale de l’Éthiopie enclavée au port de Djibouti.

23 août – Les États-Unis imposent des sanctions au chef d’état-major des Forces de défense érythréennes, alléguant de graves violations des droits humains dans le conflit du Tigré.

29 septembre – Seul un filet d’aide alimentaire parvient au Tigré. L’ONU accuse le gouvernement d’un blocus de facto, ce qu’elle nie.

11 octobre – L’Éthiopie lance une offensive terrestre visant à repousser les forces tigréennes d’Amhara et d’Afar. La semaine suivante, l’Éthiopie relance les frappes aériennes dans le Tigré.

Reportage de George Obulutsa; Montage par Katharine Houreld et Frances Kerry

 
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