L’Éthiopie va expulser sept hauts fonctionnaires de l’ONU pour « ingérence et…

L’Éthiopie va expulser sept hauts fonctionnaires de l’ONU pour « ingérence et…
L’Éthiopie va expulser sept hauts fonctionnaires de l’ONU pour « ingérence et…

(MENAFN- Gulf Times) L’Ethiopie a annoncé jeudi qu’elle expulserait sept hauts responsables de l’ONU pour “s’être ingéré” dans ses affaires, attisant les inquiétudes concernant la réponse humanitaire dans la région du Tigré, déchirée par la guerre et menacée par la famine. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré qu’il était “choqué” par la décision, a exprimé sa pleine confiance dans son personnel en Éthiopie et a déclaré que l’ONU s’engageait avec le gouvernement “dans l’attente” que les responsables seraient autorisés à revenir.
Selon des diplomates, une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU se tiendra vendredi à huis clos pour discuter de la question.
La Maison Blanche a condamné les expulsions des membres du personnel de l’ONU « dans les termes les plus forts possibles », la secrétaire de presse Jen Psaki l’appelant « une action sans précédent pour expulser les dirigeants de toutes les organisations des Nations Unies impliquées dans les opérations humanitaires en cours ».
Les expulsions, annoncées par le ministère des Affaires étrangères, sont intervenues alors que le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique organisait des élections pour des dizaines de sièges au parlement fédéral, le dernier tour de scrutin avant que le Premier ministre Abiy Ahmed ne forme un nouveau gouvernement la semaine prochaine.
Les sept responsables de l’ONU, dont les responsables locaux de l’agence des Nations Unies pour l’enfance UNICEF et de son bureau de coordination humanitaire, ont été déclarés “persona non grata” pour “s’être ingéré dans les affaires intérieures du pays”, a indiqué le ministère dans un communiqué publié sur son La page Facebook.
“Selon les lettres adressées à chacune des sept personnes énumérées ci-dessous, toutes doivent quitter le territoire éthiopien dans les prochaines 72 heures”, a-t-il déclaré.
La région du Tigré, la plus septentrionale de l’Éthiopie, est en proie à un conflit depuis novembre, lorsqu’Abiy a envoyé des troupes pour renverser le parti au pouvoir régional, le Front populaire de libération du Tigré (TPLF), une décision qui, selon lui, est intervenue en réponse aux attaques du TPLF contre les camps de l’armée.
Le terrain de combat a duré des mois avant que les rebelles tigréens ne reprennent la capitale régionale Mekele et que les forces gouvernementales se retirent en grande partie de la région.
Depuis lors, le TPLF a lancé des offensives dans les régions voisines d’Amhara et d’Afar, tandis que le Tigré lui-même ne reçoit qu’environ 10 % de l’aide dont il a besoin.
En juillet, l’ONU a averti que 400 000 personnes à travers le Tigré avaient « franchi le seuil de la famine ».
La situation s’est depuis détériorée car un blocus de facto empêche la plupart des aides d’entrer.
Des responsables fédéraux accusent le TPLF d’avoir entravé les livraisons, mais un porte-parole du département d’Etat américain a déclaré à l’AFP la semaine dernière que l’accès aux fournitures et services essentiels était “refusé par le gouvernement éthiopien” et qu’il y avait “des indices d’un siège”.
Les responsables gouvernementaux n’ont fourni aucune autre explication pour les expulsions, bien que plusieurs des cibles aient dénoncé les conditions désastreuses dans le Tigré.
Grant Leaity, le coordinateur humanitaire par intérim de l’ONU pour l’Éthiopie qui figure sur la liste, a averti ce mois-ci que les stocks d’aide humanitaire, d’argent liquide et de carburant étaient “très bas ou étaient complètement épuisés” et que les stocks de nourriture étaient épuisés fin août.
Plus tôt ce mois-ci, des médecins ont déclaré à l’AFP que le Tigré entrait dans une nouvelle phase de famine généralisée du type de celle qui a fait de l’Éthiopie un synonyme de famine dans les années 1980.
Les documents des agences d’aide internes examinés par l’AFP indiquent que les mères donnent des feuilles à leurs enfants et que les cas de malnutrition et les décès par famine sont en augmentation.
L’expulsion de hauts responsables de l’ONU est un coup dur pour la réponse humanitaire, a déclaré le Dr Hayelom Kebede, directeur de recherche de l’hôpital de référence Ayder à Mekele, la capitale du Tigré.
“Maintenant, il n’y aura aucune aide pour les enfants malnutris. Et c’est un coup dur. Nous assisterons à une augmentation catastrophique du nombre d’enfants mourants dans les prochains jours”, a-t-il déclaré.
Au cours de la semaine dernière, six autres enfants sont morts de faim rien qu’à Ayder Referral, a-t-il déclaré.
Le porte-parole du TPLF, Getachew Reda, a déclaré sur Twitter que les expulsions reflétaient une situation “triste mais réelle” dans laquelle Abiy, lauréat du prix Nobel de la paix 2019, ne peut pas être “conseillé à la raison”.
Le mois dernier, l’Éthiopie a également ordonné à deux groupes humanitaires actifs au Tigré – la section néerlandaise de Médecins sans frontières et le Conseil norvégien pour les réfugiés – de suspendre leurs activités, les accusant de « diffuser de la désinformation » en ligne.
Human Rights Watch a déclaré que la décision de jeudi affecterait « des millions de Tigréens… et de nombreux autres Éthiopiens dans le besoin dans tout le pays ».
Pendant ce temps, les élections législatives de jeudi se déroulaient dans les régions Somali, Harari et des nations, nationalités et peuples du Sud (SNNP) du pays de 110 millions d’habitants.
Le Parti de la prospérité d’Abiy a déjà obtenu un nouveau mandat de cinq ans avec une victoire écrasante en juin, et les concours de jeudi ne feront pas pencher la balance des pouvoirs au Parlement.
Dans un communiqué après la fermeture de nombreux bureaux de vote, Abiy a déclaré que les élections “rendraient notre démocratie complète” et qu’elles se seraient déroulées “sans aucun problème de sécurité”.
Abiy doit prêter serment à nouveau lundi.
Le président américain Joe Biden a signé le mois dernier un décret menaçant de sanctions contre les parties belligérantes en Éthiopie si elles ne s’engagent pas dans un règlement négocié.

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