Adolescentes dans la crise climatique : autonomiser les jeunes femmes grâce à une recherche-action participative féministe en Zambie et au Zimbabwe – Zambie

Adolescentes dans la crise climatique : autonomiser les jeunes femmes grâce à une recherche-action participative féministe en Zambie et au Zimbabwe – Zambie
Adolescentes dans la crise climatique : autonomiser les jeunes femmes grâce à une recherche-action participative féministe en Zambie et au Zimbabwe – Zambie

1.0 INTRODUCTION

1.1 Contexte

La région de l’Afrique australe, comprenant l’Angola, le Botswana, le Lesotho, le Mozambique,
La Namibie, l’Afrique du Sud, le Swaziland, la Zambie et le Zimbabwe sont en première ligne de certains des impacts les plus extrêmes du changement climatique, confrontés à des phénomènes météorologiques extrêmes à la fois lents et rapides, et plaçant de nombreuses régions dans un état de crise prolongée. Depuis le début de la campagne agricole 2018/2019 en octobre, la région a été gravement touchée par des conditions de sécheresse anormales, entraînant une sécurité alimentaire précaire dans la région (Reliefweb 2020). Les impacts de la pandémie de COVID-19 ont également aggravé les problèmes de santé et de moyens de subsistance dans la région.

Le changement climatique affecte gravement les droits des enfants et des jeunes les plus marginalisés et amplifie les inégalités entre les sexes pour les femmes et les filles. Les enfants et les jeunes vivant dans la pauvreté, dans des États fragiles et touchés par des conflits, avec des normes sociales oppressives et des systèmes éducatifs sous-financés sont souvent les plus marginalisés et les plus durement touchés par le changement climatique (Anderson 2010 ; OCDE 2020). Les crises prolongées affectent les adolescentes de manières différentes de celles des femmes et des enfants, les groupes plus larges auxquels elles sont souvent affectées. Les jeunes femmes et les filles vivent l’insécurité et l’incertitude en raison du changement climatique d’une manière qui est unique à leur âge, à leur sexe et à leur statut dans leur communauté et leur famille, ainsi qu’à toutes les identités et expériences vécues supplémentaires. En particulier, les filles risquent d’être retirées de l’école pour aider aux tâches domestiques supplémentaires et pour réduire le fardeau financier auquel les ménages sont confrontés en raison des chocs et du stress liés au climat (Plan International 2017).

L’éducation est cruciale pour développer les connaissances, les compétences, les attitudes et les comportements nécessaires pour lutter contre les impacts du changement climatique, pour s’engager dans et développer des politiques climatiques, pour soutenir l’économie verte et pour encourager la responsabilité environnementale individuelle.
Plan International estime que le respect des droits des jeunes femmes et des adolescentes, y compris le droit à une éducation de qualité avant, pendant et après les événements météorologiques et climatiques extrêmes, doit donc être une priorité. Faire participer les filles et veiller à ce que les initiatives d’adaptation au climat soient dirigées par les filles améliorera leurs capacités d’adaptation et favorisera leur participation à la prise de décision. L’éducation climatique ciblée a le pouvoir de jouer un rôle central pour promouvoir la capacité des filles à s’adapter aux risques climatiques et à s’engager dans les politiques et les processus climatiques.

1.2 Objectifs

L’objectif global de la recherche était de donner aux jeunes femmes les moyens d’enquêter et d’agir sur l’impact du changement climatique sur la vie des jeunes femmes et des filles en Zambie et au Zimbabwe. Les résultats visaient à constituer une base de données probantes permettant de mieux comprendre, à travers les points de vue et les expériences vécues des filles, comment le changement climatique remodèle leur vie et leur avenir, y compris en tant qu’obstacle à une éducation de qualité. Grâce à cette perspective unique, les acteurs du développement et humanitaires, les donateurs et les décideurs politiques acquerront une meilleure compréhension des interventions nécessaires pour aider à réaliser le droit fondamental des jeunes femmes et des filles à l’éducation, à l’égalité et à la justice climatique.

Les objectifs de la recherche sont de :

  1. Construire la base de preuves sur les impacts du changement climatique et le rôle de l’éducation pour autonomiser et renforcer les capacités d’adaptation des filles et des jeunes femmes.

  2. Fournir aux jeunes femmes de Zambie et du Zimbabwe les outils pour identifier l’impact du changement climatique sur leur vie et leurs droits fondamentaux, y compris leur accès à l’éducation.

  3. Amplifier les voix des jeunes concernant leurs besoins, solutions et recommandations envers les acteurs humanitaires et de développement, les donateurs et les décideurs politiques qui relèveront les défis urgents auxquels ils sont confrontés en raison du changement climatique.

  4. Accroître la compréhension du lien entre l’éducation et le changement climatique parmi les décideurs et les praticiens des ministères de l’Éducation et de l’Environnement, de la société civile, des ONG, des agences des Nations Unies et des donateurs gouvernementaux.

1.3 Lieux de recherche

Cette recherche-action a été menée en Afrique australe dans les régions de la Zambie et du Zimbabwe, où les impacts de la variabilité climatique aggravent les conditions de dégradation de l’environnement, de pauvreté, d’inégalité entre les sexes et de la pandémie de COVID-19. Les impacts du changement climatique se font déjà sentir dans toute la région et amplifieront le stress existant sur les animaux et les cultures, la qualité et la disponibilité de l’eau, la santé humaine et l’environnement naturel (Dupar, 2020). En Zambie, les tendances historiques montrent que la température annuelle moyenne a augmenté de 1,3°C entre 1960 et 2003, soit environ le double de l’augmentation de la température moyenne mondiale au cours de la même période (voir Figure 1). Au sein de la région, des pays tels que l’Afrique du Sud, le Lesotho, le Swaziland, la Namibie et l’Angola ont observé une augmentation de la température moyenne annuelle de 0,6 à 1 °C au cours d’une période comparable (Gannon et al. 2014). Le Zimbabwe a connu une augmentation annuelle moyenne de la température d’environ 0,01 °C/an de 1901 à 2016, avec un réchauffement plus important vers la fin du XXe siècle. Dans l’ensemble, les précipitations ont diminué d’environ 0,6 mm/an de 1901 à 2016 (Banque mondiale CKP). Ce réchauffement a été le plus important pendant la saison sèche (MoEWC, 2014).

 
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