Une étude révèle que la variante de COVID-19 Omicron est neutralisée par une dose de rappel, Health News, ET HealthWorld

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Une étude révèle que la variante de COVID-19 Omicron est neutralisée par une dose de rappel, Health News, ET HealthWorld
Washington : La nouvelle variante COVID-19 Omicron est plus transmissible que la variante Delta. Cependant, ses caractéristiques biologiques sont encore relativement inconnues.

L’étude sur cette variante a été publiée dans le ‘Nature Journal’.

En Afrique du Sud, la variante Omicron a remplacé les autres virus en quelques semaines et a entraîné une forte augmentation du nombre de cas diagnostiqués. Des analyses dans divers pays indiquent que le temps de doublement des cas est d’environ 2 à 4 jours. Omicron a été détecté dans des dizaines de pays, dont la France, et est devenu dominant fin 2021.

Dans une nouvelle étude soutenue par l’Autorité de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (HERA) de l’Union européenne, des scientifiques de l’Institut Pasteur et du Vaccine Research Institute, en collaboration avec la KU Leuven (Louvain, Belgique), l’Hôpital régional d’Orléans, l’Hôpital européen Georges Pompidou ( AP-HP) et l’Inserm, ont étudié la sensibilité d’Omicron aux anticorps par rapport au variant Delta actuellement dominant.

L’objectif de l’étude était de caractériser l’efficacité des anticorps thérapeutiques, ainsi que des anticorps développés par des individus préalablement infectés par le SRAS-CoV-2 ou vaccinés, pour neutraliser ce nouveau variant.

Les scientifiques de la KU Leuven ont isolé la variante Omicron du SRAS-CoV-2 à partir d’un échantillon nasal d’une femme de 32 ans qui a développé un COVID-19 modéré quelques jours après son retour d’Égypte. Le virus isolé a été immédiatement envoyé aux scientifiques de l’Institut Pasteur, où des anticorps monoclonaux thérapeutiques et des échantillons de sérum de personnes vaccinées ou précédemment exposées au SRAS-CoV-2 ont été utilisés pour étudier la sensibilité de la variante Omicron.

Les scientifiques ont utilisé des tests de neutralisation rapide, développés par l’Unité Virus et Immunité de l’Institut Pasteur, sur l’échantillon isolé du virus Omicron. Cette collaboration pluridisciplinaire a également impliqué les virologues de l’Institut Pasteur et les spécialistes de l’analyse de l’évolution virale et de la structure des protéines, ainsi que les équipes du CHU d’Orléans et de l’Hôpital européen Georges Pompidou à Paris.

Les scientifiques ont commencé par tester neuf anticorps monoclonaux utilisés en pratique clinique ou actuellement en développement préclinique. Six anticorps ont perdu toute activité antivirale et les trois autres étaient 3 à 80 fois moins efficaces contre Omicron que contre Delta. Les anticorps Bamlanivimab/Etesevimab (une combinaison développée par Lilly), Casirivimab/Imdevimab (une combinaison développée par Roche et connue sous le nom de Ronapreve) et Regdanvimab (développé par Celtrion) n’avaient plus d’effet antiviral contre Omicron. L’association Tixagevimab/Cilgavimab (développée par AstraZeneca sous le nom Evusheld) a été 80 fois moins efficace contre Omicron que contre Delta.

“Nous avons démontré que ce variant hautement transmissible a acquis une résistance significative aux anticorps. La plupart des anticorps monoclonaux thérapeutiques actuellement disponibles contre le SRAS-CoV-2 sont inactifs”, a commenté Olivier Schwartz, co-dernier auteur de l’étude et responsable du virus et Unité Immunité à l’Institut Pasteur.

Les scientifiques ont observé que le sang de patients précédemment infectés par COVID-19, collecté jusqu’à 12 mois après les symptômes, et celui d’individus ayant reçu deux doses du vaccin, prises cinq mois après la vaccination, neutralisaient à peine la variante Omicron. Mais les sérums d’individus ayant reçu une dose de rappel de Pfizer, analysés un mois après la vaccination, sont restés efficaces contre Omicron.

Cinq à 31 fois plus d’anticorps étaient néanmoins nécessaires pour neutraliser Omicron, par rapport à Delta, dans les tests de culture cellulaire. Ces résultats aident à faire la lumière sur l’efficacité continue des vaccins dans la protection contre les formes sévères de la maladie.

“Il faut maintenant étudier la durée de protection de la dose de rappel. Les vaccins deviennent probablement moins efficaces pour offrir une protection contre la contamination par le virus, mais ils doivent continuer à protéger contre les formes sévères”, a expliqué Olivier Schwartz.

« Cette étude montre que la variante Omicron entrave l’efficacité des vaccins et des anticorps monoclonaux, mais elle démontre également la capacité des scientifiques européens à travailler ensemble pour identifier les défis et les solutions potentielles. Alors que la KU Leuven a pu décrire le premier cas d’infection à Omicron en Europe en utilisant le système belge de surveillance du génome, notre collaboration avec l’Institut Pasteur de Paris nous a permis de réaliser cette étude en un temps record. Il y a encore beaucoup de travail à faire, mais grâce au soutien de la Préparation aux Urgences Sanitaires de l’Union Européenne and Response Authority (HERA), nous avons clairement atteint un point où les scientifiques des meilleurs centres peuvent travailler en synergie et avancer vers une meilleure compréhension et une gestion plus efficace de la pandémie », a commenté Emmanuel André, co-dernier auteur de l’étude. , professeur de médecine à la KU Leuven (Katholieke Universiteit Leuven) et chef du Laboratoire national de référence et de la surveillance du génome e réseau pour COVID-19 en Belgique.

Les scientifiques ont conclu que les nombreuses mutations de la protéine de pointe de la variante Omicron lui permettaient d’échapper en grande partie à la réponse immunitaire. Des recherches sont en cours pour déterminer pourquoi cette variante est plus transmissible d’un individu à l’autre et pour analyser l’efficacité à long terme d’une dose de rappel.

 
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