Des scientifiques internationaux signalent un écart important dans les calculs d’objectifs climatiques mondiaux

Les données océaniques manquantes sont la plus grande « erreur de calcul » dans la politique climatique

Halifax, Nouvelle-Écosse, Canada, 01 octobre 2021 (GLOBE NEWSWIRE) — Alors que les dirigeants mondiaux se préparent pour les réunions de la CoP 26 à Glasgow, des scientifiques internationaux ont sonné l’alarme que les calculs climatiques sont erronés, car il manque une variable critique : l’impact de l’évolution du carbone océanique sur le climat n’est pas inclus.

Lors d’un atelier organisé par l’Ocean Frontier Institute, Mark Carney, Envoyé spécial des Nations Unies pour l’action climatique et le financement a souligné l’urgence de comprendre les principaux apports océaniques qui déterminent l’équilibre climat/carbone. Il a souligné qu’il appuyait un solide leadership canadien, en particulier dans le domaine de l’observation de l’Atlantique Nord.

L’océan est le plus important dépôt de stockage de carbone sur terre. Elle contient 50 fois plus de carbone que l’atmosphère et absorbe plus de carbone que toutes les forêts tropicales du monde réunies. Pourtant, les objectifs climatiques d’aujourd’hui n’incluent pas l’impact de l’évolution de notre océan – tenant sa capacité pour acquise.

L’atelier s’est ouvert sur les remarques du L’honorable Jonathon Wilkinson, ministre de l’Environnement et du Changement climatique, qui a déclaré : « Les ambitions du monde pour un avenir à zéro carbone dépendent de la capacité de l’océan à continuer à absorber le carbone. C’est un pari énorme qui change la vie – que l’océan continuera à agir de la même manière et maintiendra sa capacité actuelle à absorber le carbone. Nous avons besoin de meilleures données pour que les gouvernements puissent faire des choix politiques plus éclairés sur la crise climatique. »

L’océan Atlantique Nord est le puits de carbone le plus intense de la planète, représentant environ 30 pour cent de l’océan mondial de dioxyde de carbone (CO2) l’absorption. Il existe des preuves irréfutables que la pompe à carbone biogéochimique qui soutient le puits de carbone de l’Atlantique Nord est en train de changer, avec une préoccupation proportionnelle que les estimations climatiques pourraient ne pas être valides si elles ne l’intègrent pas. Cependant, la fonction vitale d’absorption du carbone de l’Atlantique Nord reste gravement sous-observée.

« Des données incomplètes nuisent à la crédibilité des objectifs climatiques mondiaux », dit le Dr Anya Waite, PDG, Ocean Frontier Institute. “La science récente montre des changements dans l’océan qui indiquent que son absorption de carbone peut ralentir considérablement – et certaines régions que nous pensions autrefois être des puits de carbone peuvent également devenir des zones d’émission. Ceux-ci sont très préoccupants. »

L’histoire continue

Le Canada est prêt à diriger un effort international pour combler cet écart avec un effort d’observation océanique ciblé qui permettra d’acquérir des connaissances scientifiques et d’appliquer une évaluation en temps quasi réel de l’impact des changements océaniques sur le bilan mondial du carbone.

Parallèlement, les données d’observation peuvent créer la base de référence pour mesurer l’efficacité des technologies. Par exemple, la capacité de quantifier de manière crédible les résultats sera importante pour les technologies d’élimination du dioxyde de carbone dans les océans. Pour les gouvernements et les institutions financières, il s’agit d’un élément clé pour garantir que les investissements se produisent au bon endroit pour garantir que les objectifs climatiques sont atteints.

« Les investisseurs et les décideurs du monde entier ont besoin de confiance dans les calculs climatiques, et cette confiance ne peut être garantie que si l’impact du carbone océanique est pris en compte dans les objectifs climatiques », a ajouté le Dr Waite.

Les participants à l’atelier d’aujourd’hui comprenaient des représentants des pays du G7 et d’Asie, des Nations Unies, des chefs de file de l’industrie, des philanthropes mondiaux et des organisations environnementales.

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INFORMATIONS CONTACT

L’Ocean Frontier Institute (OFI) a été créé en septembre 2016 grâce à un partenariat dirigé par l’Université Dalhousie, l’Université Memorial et l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard. Pôle international de la recherche océanique, OFI rassemble des experts des deux côtés de l’Atlantique Nord pour explorer le vaste potentiel de l’océan. https://oceanfrontierinstitute.com/

CONTACT: Kim Taylor Argyle PR +1 780 399 5525 [email protected]
 
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